Je crois que je suis dans une phase où j’ai besoin de me retirer un peu du monde.
C’est contradictoire car pendant des années, j’ai souffert d’un manque de lien. Je voulais être intégrée, entourée, aimée. Je disais oui à tout, je ne voulais surtout pas rater une occasion de faire partie d’un groupe. Et puis la vie m’a rattrapée. Le burn-out, l’épuisement, l’énergie qui chute sans prévenir. Ce moment où tu réalises que ton corps te dit stop.
Je suis souvent sollicitée, mais je n’ai pas l’énergie en ce moment. Certaines interactions ou ambiances me coûtent beaucoup, et ce qui ne me fatiguait pas du tout avant m’épuise et me vide aujourd’hui. Le bruit, le flux, l’intensité… même quand j’adore la personne. Même quand je passe un bon moment.
Je me rends compte que je préfère le silence, le minimalisme social, le tri. Je préfère sélectionner mes moments. Je choisis quand je me sens vraiment capable d’être présente et connectée. Parce que sinon, je m’épuise vite et je ne passe pas un bon moment.
En plus, avec 2 jobs, des projets créatifs, l’influence, les RDV à gérer… je fais déjà du social non-stop. Même si ce n’est pas évident vu de l’extérieur. Je parle, je réponds, je crée, j’interagis, je donne. Et je pense que je ne me rendais pas compte à quel point tout ça me prend de l’énergie.
Alors en ce moment, mon corps me demande simplement de garder mon énergie, de me reposer. Je suis dans une phase où j’ai besoin d’être chez moi, de dormir, de ralentir, de faire moins. Et pour les personnes de mon entourage qui ont pu se sentir mises à distance récemment, parce que j’ai décliné une invitation ou une sortie : ce n’était pas contre vous. Il n’y a rien de personnel. Il n’y a pas de non-dit, pas de reproche, pas de froideur.
En ce moment, je dois simplement faire attention à mon énergie. Choisir le calme, c’est une façon pour moi de me préserver. Je préfère dire non quand je ne me sens pas disponible, plutôt que d’être présente sans vraiment l’être. Il ne faut pas l’interpréter comme un rejet, mais comme une étape nécessaire pour que je puisse revenir plus posée, plus entière, et vraiment présente.
Alors comment créer une vie sociale plus douce ? Je crois que la clé, c’est de ne plus faire les choses par obligation. Dire non, même quand tu n’as aucune excuse. Prévenir sans te justifier. Choisir la qualité plutôt que la quantité. Garder de la place dans ton agenda pour respirer.
Et surtout, accepter cette idée simple : On peut aimer les gens, et quand même avoir besoin d’être seule. La solitude parfois c’est une nourriture.
Je suis d’accord avec toi. Fais attention à ton énergie et à ta santé. Le jour où tu es en bas, tu tombes dans l’oubli car tu n’intéresses plus personne hormis quelques proches.
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